Des militants Force Ouvrière de la Loire

Avant la conférence de presse du président

mardi 14 janvier 2014 par Denis RIVIER

Pour bien comprendre les enjeux de cette conférence de presse, je me permets de vous proposer de relire quelques articles de presse récents. Tout d’abord, les vœux du président.
- Les vœux du Président de la République

Ensuite la réponse du MEDEF suivie des propositions du MEDEF de 2012.

- Pierre Gattaz : "On est prêt à jouer le jeu"

(...) Comment accueillez-vous la proposition de François Hollande ?

Favorablement. C’est ce que nous demandions depuis plusieurs mois. Mi-novembre, nous avions porté sur le bureau du président de la République un pacte de confiance, signé par plus de 80 fédérations professionnelles et 120 Medef territoriaux. Nous lui avons dit que nous étions capables de créer un million d’emplois. A la condition qu’on ouvre cinq chantiers : sur le coût du travail, sur la fiscalité, sur la baisse des dépenses publiques, sur la simplification et sur les freins à l’embauche. On peut faire baisser le chômage en France, mais il faut nous libérer d’un certain nombre de freins, d’obstacles, de tabous, de dogmes, qui sont autant de pierres dans notre sac à dos.

Quand j’entends le président de la République parler d’un « pacte de responsabilité », je suis satisfait. Il a lancé le projet général de sortir le pays de l’ornière et a montré un cap qui nous va bien. François Hollande a appelé cela « pacte de responsabilité », nous, on a parlé de « pacte de confiance » mais le contenu est très proche. On est prêt à jouer le jeu. Maintenant, il faut passer de la parole aux actes. Ce pacte, on peut le faire avec le gouvernement s’il engage de vraies réformes. Il y a urgence.

(...) Où trouvez-vous les 50 milliards d’allégement du coût du travail ?

La protection sociale, c’est environ 650 milliards d’euros de dépense par an. Il y a notamment deux postes qui pèsent sur le travail de manière absurde : la famille et la maladie. La famille, c’est 36 milliards d’euros qu’il faut transférer. C’est le but de la saisine du Haut Conseil du financement de la protection sociale par Jean-Marc Ayrault. On attend les solutions. La maladie, c’est aussi un poste qui pourrait être revu. Le président de la République a parlé d’abus de la protection sociale. Il a voulu montrer qu’il n’y a pas de dogme. Là, j’ai applaudi, il faut y aller. L’important, c’est d’enclencher le processus, c’est d’y croire et de le faire avec les partenaires sociaux.

- Janvier 2012 : Le MEDEF présente son plan (Le Point) En résumé, la suppression des cotisations famille se traduit par une hausse des la TVA de 5.5% à 10% et de 19.6% à 23%, et par une hausse de la CSG

- Varin exige une "baisse des coûts pesant sur les entreprises" (Le Monde)

- La baisse des cotisations familles, piste privilégiée par le gouvernement (Le Monde)

Une première conclusion

Il faut le dire clairement. La position du gouvernement et la position du patronat font que nous allons vers un affrontement majeur avec le gouvernement et le patronat. Aller négocier avec Gattaz et Hollande dans ces conditions, c’est accepter d’avance leurs revendications.

La défense des revendications ouvrières, la défense de la Sécurité Sociale, exige :

  1. d’expliquer à tous les salariés l’affrontement qui se prépare
  2. se préparer à cette affrontement
  3. rompre avec la politique de "dialogue social" qui a eut comme résultat les réformes des retraites et les régressions sociales que représentant les ANI
  4. prendre tous les contacts nécessaires pour que l’affrontement avec le gouvernement soit victorieux.