Des militants Force Ouvrière de la Loire

Journée de grèves et de manifestations en Martinique

vendredi 6 décembre 2013 par Denis RIVIER

Le texte du LKP de soutien aux grèves et manifestations

Les organisations syndicales CFTC, CGTG, FO, FSU, SOLIDAIRES FPG, SPEG, SUD-PTT GWA, UGTG, UNSA ont appelé à une journée de grève et de manifestations le 5 décembre à Pointe-à-Pitre.

YO NI RÉZON ! LKP KA SOUTYEN YO ! FO BA YO FÒS LA ! DÉSANM AN LARI LA ÉPI YO !

Le LKP se déclare donc solidaire de la mobilisation des Travailleurs et demande à l’ensemble du Peuple, jeunes, étudiants, retraités, chômeurs, de porter le plus large soutien à la journée du 5 Décembre 2013.

Face à la férocité et la rapacité des exploiteurs, face au diktat et au mépris de l’Etat colonial, les Travailleurs et leurs Organisations ont choisi de lutter. Car, la tactique des pwofitan vise à fragiliser au maximum les liens de résistance au sein de la classe ouvrière et à briser toute prise de conscience de classe. FO BARÉ VAN A PWOFITAN !

Aujourd’hui, les politiques mises en oeuvre par le gouvernement remettent en cause les garanties sociales des travailleurs, accentuent la précarité et mettent à mal le code du travail, les statuts et autres conventions collectives.

LKP apporte également un soutien sans réserve aux militants de la CGTG qui sont poursuivis pour avoir déclaré que la fortune des capitalistes békés de Milenis avait été acquise au prix de l’exploitation de la force de travail et du sang des « Nègres » traités comme « esclaves ». Sé vré menm !

L’Etat colonial, allié aux multinationales, aux capitalistes békés, blancs créoles et autres forces patronales dépendantes du système colonial, a cru que la répression anti syndicale et le mépris des accords du 26février 2009 (Accord BINO) et du 4 mars 2009 auraient contraint les travailleurs à oublier le chemin de la lutte contre l’exploitation.

Le changement promis par Hollande et Lurel n’est pas au rendez-vous. Chômage de masse, précarité, licenciements en cascade, remise en cause des droits sociaux, répressions anti syndicale, sont le lot quotidien de milliers de travailleurs de Guadeloupe. Le chômage touche près de 60% des jeunes de moins de 25 ans. La Guadeloupe se meurt. Les prix des marchandises sont à la hausse, la loi Lurel sur la vie chère a enrichi les importateurs encore plus.

La Guadeloupe est gangrénée par la corruption. Autrement comment expliquer que l’Etat et les élus se montrent incapables d’imposer des clauses d’insertion sociale dans les marchés publics, afin de garantir l’accès à l’emploi aux travailleurs de notre pays ? Comment expliquer l’achat d’équipements inutiles à des prix exorbitants tel « trafikéra » ?

Le prix des carburants est toujours aussi haut alors que nous payons moins de taxes qu’en France. Le prix de l’eau continue de grimper et les coupures de plus en plus nombreuses malgré les engagements de l’Etat, des Maires et des Collectivités, qui laissent la gestion de ce bien précieux aux mains des multinationales qui pillent notre pays. Au nom du profit, ce sont des milliers d’hectares de terres qui sont empoisonnées, des milliers de poissons qui sont contaminés et 400.000 Guadeloupéens qui sont empoisonnés pour des siècles et des siècles.

Face à cette violence des capitalistes et de l’Etat. Face au laisser faire des élus qui ne pensent qu’aux prochaines élections et autres vivandri , nous, Travailleurs et Peuple de Guadeloupe, avons le devoir de nous mettre debout pour renforcer la lutte pour la dignité, le respect, la réussite scolaire, la formation et l’insertion professionnelle de nos enfants.

L’amour, la confiance et la détermination guident nos pas davwa Gwadloup péké konstwi san Travayè doubout, san zanfan solid é granfanmi antouré é enmé.

Travailleurs, jeunes, Retraités, Chômeurs, refusons la vie qui nous est faite ; une vie de désespoir, de zombis, d’échec et de mendicité. Partons à la reconquête de notre vie. Recréons l’espoir. Annou pranlari la pou chanjé vi annou !

Travailleurs, Peuple de Guadeloupe, nous devons poursuivre le combat kont démounaj a Fanm é Nonm Gwadloup, entrepris depuis des siècles pour faire de nous des êtres sans culture : sans terres, sans âme, sans histoire, sans héros ; des êtres sans vie, donc des zombis. Nous sommes des femmes et des hommes dignes et devons en être fiers. WI ! NOU SÉ MOUN ! PÈP GWADLOUP !!! ANSANM – ANSANM ÈVÈ TRAVAYÈ GWADLOUP !!!

Travailleurs, Peuple de Guadeloupe : REBELLONS-NOUS !

- Se rebeller, c’est résister, c’est refuser d’accepter le mépris, le déshonneur, la soumission et le mensonge ;

- Se rebeller, c’est créer, c’est transmettre cette foi qui nous pousse à lutter pour changer la vie ;

- Se rebeller, c’est désobéir, c’est préférer la légitimité à la légalité quand on estime que ce qui nous est imposé est contraire à nos intérêts, à nos valeurs.

- Se rebeller, c’est combattre l’indifférence, l’injustice, la discrimination et les inégalités.

Travailleurs, Chômeurs, Jeunes, retraités, Etudiants, Lycéens, Refusons cette vie qui nous est faite.

Refusons de sacrifier nos enfants pour l’enrichissement dè onti pilo pwofitan.

- EXIGEONS :

• L’arrêt des licenciements, des salaires décents et l’application de toutes les dispositions del’Accord BINO ;

• L’arrêt de la pwofitasyon sur les prix des marchandises, de l’eau et des carburants ;

• La priorité à l’embauche des travailleurs de Guadeloupe ;

• Un véritable plan d’urgence pour la formation et l’insertion des jeunes ;

• Un système de santé adapté aux besoins réels du Peuple de Guadeloupe ;

• Un véritable service public d’approvisionnement et de distribution de carburants ;

• Un véritable service public de production et de distribution de l’eau à un prix unique ;

• La sauvegarde des terres agricoles, première étape vers la souveraineté alimentaire ;

• La mise en oeuvre d’une « ECOLE » de la réussite pour nos enfants, collégiens, lycéens et étudiants ;

• Un service public de transport performant ;

• Le développement économique, social et culturel du Peuple de Guadeloupe ;

• La sauvegarde du patrimoine des petites mutuelles de Guadeloupe ;

• L’établissement de rapports sociaux nouveaux qui mettent définitivement fin aux

comportements esclavagistes des descendants des békés ;

• La construction de nouveaux rapports entre la Guadeloupe, la France et l’Europe ;

• La valorisation de nos créateurs, de nos artisans, dè nou menm.

- REFUSONS :

- • La remise en cause de nos acquis sociaux !

- • Le démantèlement des statuts et conventions collectives !

- • La destruction de notre environnement et l’empoisonnement de nos êtres !

- • Les projets « bèbèl pou manipilé moun » et dilapider notre pays !

PARTICIPONS MASSIVEMENT AUX MEETINGS D’INFORMATION

MARDI 26 NOVEMBRE 19H00 à Sainte-Rose (Plas Trikolò)

JEUDI 28 NOVEMBRE 19H00 à Pointe-à-Pitre (Douvan Mityalité)

MARDI 03 DECEMBRE 19H00 aux Abymes (Grankan douvan Boulanjri Episant)

9vè : SANBLE DOUVAN LANMERI LAPWENT

2zè : SOLIDARITÉ DOUVAN TRIBINAL LAPWENT

LKP, Lapwent 18 Novanm 2013

- Une interview d’Elie Domota : La situation est explosive


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