Des militants Force Ouvrière de la Loire

SOS de Flextronics Montilliers

mardi 25 mars 2008 par Denis RIVIER

« Le site de Flextronics Montillers subit de plein fouet la fermeture du site de Châteaudun. La part Nortel/Alcatel-Lucent représentait 65 à 70% de son activité .
Malgré des tentatives de diversification, les résultats ne sont pas bons et les marchés ne viennent pas . La presque totalité des emplois précaires (intérim et CDD) ont disparus (environs 100 personnes) mi 2007 et un 1er plan de licenciement pour 20 personnes ramené à 8 personnes a eu lieu le 1er juillet 2007. Se donnant quelques mois pour apprécier le marché, un 2ème plan de licenciement a eu lieu au 1er janvier 2008, 9 personnes ont été licenciées.

L’effectif de l’entreprise est ainsi passé de presque 330 personnes à aujourd’hui moins de 185 personnes (100 emplois précaires + 8 + 9 licenciements + les départs volontaires).

Aujourd’hui un 3ème plan de licenciement est évoqué pour le 2ème semestre 2008 si les chiffres ne sont pas meilleurs.

En l’absence de syndicat et de mobilisation du personnel, les négociations des indemnités de départ sont bien loin de celles d’autres sites (Laval, Châteaudun, Canéjan). Il est « amusant » de se voir "appartenir" ou pas au groupe Flextronics quand cela arrange les dirigeants, en l’occurrence, pour les négociations d’indemnités, les salariés ne sont pas des Flex mais des Grolleau (marque survivante antérieure aux rachats).

A ce jour les indemnités de départ n’ont rien à voir avec celles des autres sites (6 mois de salaire en supra légale plus une prime d’ancienneté de 600 euros par année pleine).

Flextronics Montilliers, à l’origine Grolleau, fabricant d’armoire de rue, a été racheté par le groupe Chattham puis par Flextronics (en 2000) car faisant partie intégrante de la chaîne de sous-traitance du réseau téléphonique (conception d’armoire télécoms). Cette activité ayant disparue du catalogue de Flextronics Montillers, quel est l’intérêt pour un grand groupe comme Flextronics de garder une petite entité qui a des difficultés à se maintenir à flot ?

Suite à la fermeture du site de Laval, Mr Brunet (ex directeur du site de Laval) avait assuré l’intérim de la direction de ce site et il a repassé le flambeau à Laurent Marbach (ex directeur de production de Laval).

Que va devenir ce site industriel ? Après Lunéville, Laval, Châteaudun, Canejan, Flextronics risque de fermer ce site dans une certaine indifférence.  »

mardi 25 mars 2008, d’après le Blog-CFDT-Flex-Laval

La question qui reste entière, c’est que font les directions fédérales et confédérales ouvrières ? Participer aux tables et signer des déclarations de principe sur la défense de l’industrie ou organiser la défense des travailleurs.

C’était le sens de l’intervention que j’ai faite, il y a un peu plus de 6 mois au Congrès Confédéral de la CGT-Force Ouvrière en accord avec les syndicat CGT-FO de Gemalto, Pont-Audemer et Tours :

« En 2003, nous avons été externalisé, le groupe qui en est résulté s’est appelé Axalto. Il y a deux ans, Axalto et Gemplus ont fusionné. C’est devenu Gemalto, leader mondial de la fabrication de cartes à puces.
Hier, alors que le conseil d’administration de Gemalto vote une augmentation de jetons de présence et quelques autres gadgets à destinations des administrateurs et actionnaires, pour les salariés, cela a été l’annonce de 500 suppressions d’emplois et la fermeture totale du site d’Orléans (environ 380 salariés).
Nous nous sommes déjà battus, nous nous battrons. Mais, dans notre branche, l’électronique, c’est un véritable tsunami social : Flextronics Laval : fermeture du site, Flextronics Chateaudun, 120 licenciements, Solectron à Bordeaux où le 8ème plan social est en cours, Lisle-d’Abeau, HP à Grenoble, Credence à Saint-Etienne, la liste serait trop longue.
Il est clair que seuls, face à un groupe international, nous ne gagnerons pas.
Il est clair aussi que tous ensemble nous pouvons gagner.
Il est clair que ce n’est pas que les salariés de l’électronique qui sont concernés.
Il appartient à notre Confédération, avec les Fédérations concernées, d’organiser la coordination de toutes les entreprises menacées de fermeture afin d’organiser la défense commune de notre travail, de notre emploi.
Non aux licenciements ! Légitime défense ! Défendons-nous !
 »


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