Des militants Force Ouvrière de la Loire

Des prises de positions syndicales sur le 23 mars

jeudi 25 mars 2010 par Denis RIVIER

Si vous connaissez ou vous avez publié des commentaires sur le 23 et que vous désireriez que ces prises de position soient publiques, ce site est à votre disposition

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Le syndicat CGT du Vinatier

La journée de grève du 23 mars 2010 a rassemblé entre 800 000 et 1 million de manifestants dans 180 rassemblements organisés sur toute la France.

Sur le Rhône nous étions plus de 15 000 dont 600 à 800 salariés de la santé et de l’action sociale public et privé. Une bonne centaine de salariés du Vinatier étaient présents, de l’intra comme de l’extra.

Par cette nouvelle mobilisation les salariés du public et du privé ont démontré une nouvelle fois qu’ils étaient prêts à se mobiliser et à s’engager dans un mouvement beaucoup plus dur.

La question du partage des richesses créées est revenue tout au long de la manif et pour nous il n’y a qu’une seule solution pour redistribuer la richesse et qu’elle bénéficie à toute la population c’est à travers le salaire, la retraite, les cotisations qui financent les caisses collectives (Sécu, retraites, ASSEDIC, etc…). Il nous faut gagner une augmentation générale des salaires.

Les questions de l’interdiction des licenciements, de l’arrêt des privatisations des services publics, avec l’abrogation de la réforme générale des politiques publiques (RGPP) et de loi hôpital patients santé et territoires (HPST) sont revenues aussi.

Et bien entendu la question de la retraite avec un droit à un départ à la retraite à 60 ans pour tous, 55 ans pour les travaux pénibles. Arrêt de l’allongement de la durée des cotisations et retour à 37.5 annuités pour tous pour une retraite à taux plein, avec prise en compte des années d’étude et d’apprentissage. Maintien du calcul sur les six derniers mois pour le public et retour aux dix meilleures années pour le privé, suppression des décotes…..

Le tout, pour être concret, c’est l’abrogation de la réforme Balladur de 1993 sur les retraites pour le privé et de Fillon de 2003 pour le public.

La question de la dénonciation des ordres professionnels a été en toile de fond dans le cortège de la santé.

Pour nous il est sûr que la régression sociale ne peut se négocier, elle ne peut que se combattre. Il nous faut organiser un mouvement qui se reconduise en rassemblant autour de lui toujours plus de salariés jusqu’à amener le blocage de notre pays et imposer ainsi nos revendications. Les confédérations syndicales ont la responsabilité d’offrir cette perspective à tous les salariés, d’expliquer cette nécessité. Qu’elles le fassent enfin !

Oui, que nous soyons salariés français ou immigrés, chômeurs, retraités ou étudiants, que nous soyons du public ou du privé, nous avons le même intérêt, nous n’avons aucun avantage, nous n’avons que des acquis qui ont été gagnés au fil du temps et des luttes et qu’aujourd’hui on veut nous arracher. Nous avons le devoir de résister, de repousser les régressions sociales qui nous font mal depuis plusieurs années, qui nous appauvrissent d’une manière générale et qui jettent nombre de familles dans une précarité inacceptable.

Oui, nous devons généraliser la grève, les salariés n’ont que cette arme entre leurs mains et lorsque nous nous y mettrons tous elle sera très puissante.

Vive la lutte ! Vive la lutte de classe et de masse !


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