Des militants Force Ouvrière de la Loire

Le retour de la classe ouvrière en Italie

mercredi 25 novembre 2009 par Denis RIVIER

On l’aurait oublié, mais la classe ouvrière existe encore en Italie. En témoignent les images de salariés qui montent sur le toit de leurs usines ou sur une grue ou encore occupent leurs établissements, voire s’enchaînent à des monuments historiques pour exprimer leur colère. On est loin cependant, écrit « La Repubblica », qui consacre une enquête au « retour des cols bleus », des mouvements de protestation sociale des années 1960 et 1970. Mais il s’agit de se rappeler à l’attention de l’opinion publique par des actions extrêmes et non conventionnelles. « L’une des plus amères réussites de la société italienne des dernières années est d’avoir rendu invisible le travail des ouvriers comme ensemble, comme classe sociale. » Or, d’après le journal, quelque 7 millions de salariés sont encore considérés comme des ouvriers en Italie. Mais, pour les hommes politiques, même de gauche, cela ne fait plus recette de parler de « classe ». Pourtant, les raisons de la colère ne manquent pas alors que les suppressions d’emplois se multiplient. Depuis le début de l’année, l’Italie a perdu plus de 200.000 emplois intérimaires et le nombre d’heures de chômage technique a littéralement explosé, en hausse de 322 % en un an. Et le pire, question emploi, reste à venir en Italie. De plus, leur rémunération par rapport aux autres grands pays européens a relativement très peu augmenté. C’est en termes quasi marxistes que le quotidien conclut son enquête. « Si un dirigeant politique vous dit que les classes sociales n’existent plus, il faut lui conseiller poliment de changer de métier. »

Les Echos : le retour de la classe ouvrière en Italie-20091125].


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