Des militants Force Ouvrière de la Loire
Plus de deux millions dans la rue :

30 janvier : Il faut en finir avec Sarkozy

Et pour cela, que les confédérations refusent de se rendre à l’Elysée

vendredi 30 janvier 2009 par Cosmann

Deux million de manifestants. Et partout, les mêmes pancartes, les mêmes slogans... ceux qu’aucun parti politique ne reprend : "dehors Sarkozy, dehors ce gouvernement", ceux qu’aucun dirigeant syndical ne veut entendre : "dehors Sarkozy, dehors ce gouvernement".

Ainsi, le contenu de la manifestation s’est avéré être contradictoire avec les buts que lui assignaient les confédérations (comme nous l’avions écrit ici).

C’est cette contradiction qui est exposée en pleine lumière ce 29 au soir. Alors qu’à Paris, des dizaines de milliers de manifestants sont toujours en train d’exiger le départ de Sarkozy, cherchent à se rendre à l’Elysée, le gouvernement fait savoir qu’il y aura bientôt une réunion avec les"partenaires sociaux" sur l’agenda des réformes.

Mais ce que les ouvriers, les jeunes précaires, ont dit, c’est "arrêt des licenciements ! des suppressions d’emploi !"
Ce que les hospitaliers ont dit, c’est "retrait du projet de loi Bachelot" !
Ce que les enseignants ont dit, c’est "arrêt des réformes" "rétablissement des postes !" avec les autres travailleurs de la fonction et des entreprises publiques.
Ce que les travailleurs sociaux ont dit, c’est : "Pas touche à la Convention de 66".
Ce que les universitaires ont dit, c’est "bas les pattes devant notre statut", au moment où ils s’engagent majoritairement dans la grève. Ce que tous disaient, comme la banderole de tête à Bordeaux : "La crise c’est eux. La solution c’est nous".
Chacune de ces revendications met en cause l’existence du gouvernement Sarkozy-Fillon.

Et de quel bois est faite cette rencontre annoncée à l’Elysée ? Sarkozy vient de présenter ses voeux aux "partenaires sociaux". Ils les a "félicités" du travail accompli en 2008, et a annoncé en 2009 "nous n’allons pas ralentir".
Et il a fait l’éloge du "dialogue social", grâce auquel la loi sur la "représentativité" (qui s’en prend frontalement à la durée légale du travail), les négociations sur l’assurance-chômage (qui baisse pour beaucoup la durée d’indemnisation... et les cotisations patronales).

Sarkozy attend pour 2009 que ça continue, que les dirigeants syndicaux acceptent le dialogue social, et pavent la voie à ses contre-réformes ! Pendant que lui de son côté continue d’abreuver le patronat, les banques, de milliards qui sont gagés sur la dette - que les travailleurs, les jeunes, auront donc à payer par tous les biais possibles.

Il y a une contradiction. Elle doit être levée.

Que les directions syndicales refusent dans l’unité de se rendre à l’Elysée pour discuter avec ce gouvernement, qu’ils refusent de s’associer à la mise en oeuvre de son programme, en un mot qu’ils exigent qu’il cesse de nuire aux travailleurs et disparaisse, voilà qui serait conforme à l’exigence de millions de manifestants.

Si cet événement fracassant se produisait, alors la capacité de Sarkozy et sa bande à porter des coup serait quasiment réduite à néant. Ses jours seraient comptés.

C’est pour cela qu’il faut immédiatement combattre.

De l’unité qui s’est réalisée dans la rue le 29 avec les partis et les syndicats unis peut germer un front uni contre le gouvernement, pour en finir avec lui, d’où pourrait émaner immédiatement un autre gouvernement, dont les travailleurs exigeront qu’il mène une politique dont le premier mot soit : "c’est leur crise : à eux de la payer" !


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