Des militants Force Ouvrière de la Loire

29 janvier : que veulent les confédérations ?

Un document

jeudi 15 janvier 2009 par Cosmann

C’est un texte de trois pages, signé par toutes les confédérations, y compris les "petites" FSU, UNSA ou SUD. Un document commun en vue du 29 janvier. Il a donc un caractère assez exceptionnel. S’agit-il pour les confédés d’y défendre les revendications contre le gouvernement de serial killers des acquis ouvriers ?

C’est le contraire ! Presque comme pour s’excuser d’avoir appelé à cette journée (qui n’est certes pas une journée de grève générale), trois pages se succèdent et l’on y trouve l’acceptation de tout, même du pire.

Commençons par le commencement : d’emblée cette haute assemblée syndicale nous affirme que "les seules lois du marché ne peuvent régler tous les problèmes".

C’est fort de café : aux USA, Bush déclare qu’il a du violer les lois du marché pour sauver l’économie de marché. Le capitalisme subit la pire crise depuis les années 30. Et voilà les directions syndicales qui affirment qu’elles se situent toutes dans le cadre de cette économie d’escrocs, d’exploiteurs, d’affameurs, d’usuriers !

"Pas pour tous les problèmes" ? C’est bien trop d’honneur déjà. Une organisation syndicale ouvrière devrait poser comme principe : "les lois du marché sont à l’origine de l’essentiel des problèmes".

Prenons un exemple hélas d’une actualité sinistre : les licenciements.

S’y opposent-ils, ces grands pontes et autre ronds de cuir des sièges sociaux des confédérations ? Pas du tout !

Leur déclaration commune affirme qu’en cas de licenciement, il faut "utiliser les périodes de baisse d’activité pour développer la formation professionnelle". Ah, les stages-parking, les "reconversions"... on connaît la chanson. Ou s’agit-il d’être encore plus exploitable quand la "baisse d’activité" prendra fin ? On ne sait.

Et en attendant ? "Goinfrons les patrons", répondent encore ces messieurs. Oh, sous condition, s’entend, rassurez-vous ! Ainsi, les "aides aux entreprises", les "allègement de cotisations sociales" (qui sont des baisse de salaire) sont-elles acceptées à condition que les salariés touchent, en quelque sorte, une contrepartie.

Mais qui accepte la nécessité de "restaurer la compétitivité" en lieu et place d’une vison ouvrière, à savoir produire pour les besoins et pas pour les profits, à savoir produire pour résoudre les problèmes et pas pour écraser la concurrence, qui accepte cela, disons nous, doit faire avaler le calice jusqu’à la lie.

Et la lie, c’est Sarkozy : jamais mentionné, jamais cité directement, mais interpellé pour qu’il "respecte le dialogue social".

La boucle se boucle : nos dirigeants confédéraux voient dans le dialogue avec le clan du Fouquet’s et son chef la voie pour s’en sortir face à une crise dévastatrice.

Affirmons le contraire : c’est en s’organisant pour en finir avec ce gouvernement qu’il sera possible, pour la classe ouvrière, de commencer vraiment à faire face au conséquences de la crise.

Tout le reste en découle. C’est donc ce point de vue-là qu’il faudra défendre et faire triompher, le 29 et au-delà.

Le texte en version pdf :

PDF - 40.7 ko
Que veulent les Confs

L’appel des 8 organisations au 29 janvier :

PDF - 51.8 ko
L’appel des 5 connfédération et des 3 autres
Le texte du 5 janvier signé par la CGT, CGT-FO, CFDT, CFTC, FSU, UNSA, Solidaires

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